Je suis née à Urrugne, j’y ai toujours vécu. J’ai grandi en face du fronton, rue Dongaitz Anaiak, le fronton a été mon jardin d’enfants. Mes parents sont originaires du Béarn et ont fait le choix de construire leur vie de famille à Urrugne, au départ en lien avec l’emploi de mon père, puis par choix. Finalement, ni moi, ni mes frères et sœurs n’en sommes partis. Je n’ai jamais imaginé faire ma vie ailleurs, ni même en Soule, alors que je vis avec un souletin.
A l’arrivée de nos deux enfants, nous nous sommes installés à Boutran Zahar près de Camieta, même si j’aurai beaucoup aimé que nos enfants grandissent sur la place, au bourg.
J’ai un métier « passion ». Je travaille dans le secteur de la protection de l’enfance, au sein d’une association agréée par le Département. C’est un métier qui prend beaucoup de place dans ma vie, qui me passionne, qui est devenu, au fil du temps, un engagement pour permettre aux enfants accueillis d’avoir autant de chance que les autres de s’épanouir.
J’ai peu de temps pour une vie associative, mais je fais partie de Larrunkoop. J’y ai adhéré dès le départ car je crois que par nos choix de consommateur et nos choix alimentaires, nous avons le pouvoir d’agir sur notre environnement. C’est un acte du quotidien mais qui est essentiel quand on y réfléchit. Je suis également adhérente de l’association Pika ta Ebats car je ne désespère pas d’apprendre un jour le fandango ! Il y a quelques années, avec une amie, nous avons créé une association de soutien à la parentalité : Eleak le coin à paroles. Actuellement basée à Hendaye, elle propose des groupes de parole pour les parents d’adolescents, ainsi que des entretiens gratuits pour les parents. J’ai beaucoup aimé cette aventure et la rencontre que permettait le groupe.
J’ai rejoint Elgarrekin à sa création, avant les élections municipales de 2020. J’avais le sentiment que ma ville, mon environnement, se transformaient, que certaines choses, notamment en termes de vie sociale et d’urbanisme, ne me convenaient pas. J’ai pris conscience que râler dans son coin n’apportait pas grand chose, et j’ai alors rejoint le groupe Elgarrekin pour réfléchir à plusieurs. Puis, j’ai été convaincue par la force du groupe, qu’il fallait dépasser le stade de la réflexion et s’engager en tant qu’élue. Ces six dernières années, j’ai été adjointe chargée de la famille, la petite-enfance, la parentalité et de la ville inclusive.
Je me réengage sur la liste Elgarrekin auprès de Philippe Aramendi, car c’est une personne en qui j’ai toute confiance pour œuvrer dans l’intérêt commun et pour dépasser les clivages politiques. Il a le sens du collectif, cherche toujours le consensus. Le consensus est d’ailleurs la méthode Elgarrekin, chacun peut dire son désaccord et nous ne prenons les décisions importantes que si chacun est capable de défendre la décision. C’est un travail collectif solide.
Pour ce prochain mandat, je n’aurai pas de mandat d’adjointe ou de conseillère municipale pour me consacrer à mon travail. Je resterai engagée à Urrugne et auprès d’Elgarrekin, car je crois à la force démocratique de cette association, à sa capacité à porter des idées de citoyens.