Je suis née à Gelos, petit village du Béarn à côté de Pau, élevée dans une famille modeste, père facteur et mère femme de ménage, la petite dernière d’une fratrie de 4 enfants. J’ai 63 ans, je suis retraitée infirmière diplômée d’État en soins généraux.
Toute jeune, j’ai pu bénéficier des séjours en colonie de vacances des PTT, en particulier à Urrugne dans ce domaine splendide devenu Bixikenea (ah… les grands jeux de piste dans les bois, les nuits sous la tente ou dans les dortoirs à se raconter tout un imaginaire…).
Très vite, j’ai eu le besoin d’être autonome et j’ai pu être admise à l’école d’infirmière de Bayonne. A 19 ans, que de découvertes et de rencontres dans cette passionnante cité où je me suis sentie adoptée.
J’ai été attirée par l’engagement citoyen et les mouvements d’éducation populaire de la Maison des Jeunes et de la Culture du quartier Polo Beyris à Bayonne, en phase avec mon jeune parcours de monitrice BAFA formée par les Francas. Grâce à cette maison des jeunes qui m’a nourrie intellectuellement et socialement, j’ai pu participer à un échange avec des Amérindiens, au Québec. J’y ai découvert la discrimination d’un peuple, le racisme et le statut des femmes amériendiennes surement un des fondements de mon engagement auprès des femmes.
Diplôme d’infirmière en poche, bien qu’ayant une spécialité en chirurgie orthopédique, j’ai accepté de faire un remplacement en psychiatrie et j’ai décidé d’honorer le poste que l’on m’a de suite proposé puisque réparer les esprits m’a semblé aussi essentiel que les corps.
Après quelques années à Bayonne, j’ai habité Hendaye pendant une dizaine d’années pour me fixer définitivement à Urrugne.
Mariée à un Pausutar, j’ai eu 3 enfants dont je suis très fière par leur parcours scolaire et universitaire, maîtrisant à des degrés divers l’euskara.
Je me suis engagée dans les mouvements féministes bien avant d’avoir des mandats d’élues en particulier pour la création d’une maison des femmes en Iparralde.
Actuellement je suis membre de l’association Elikartasuna à Urrugne, qui développe le principe d’une sécurité sociale de l’alimentation.
J’ai participé à plusieurs reprises à différentes campagnes électorales municipales : à Hendaye à 23 ans et à Urrugne. Car au-delà d’aimer participer collectivement à écrire un projet transformateur pour sa ville ou son village ; découvrir et partager les idées, et les désaccords parfois, d’une équipe de femmes et d’hommes réunie pour un même objectif, me passionnent toujours autant.
En charge de l’égalité femmes / hommes dans la politique municipale d’Urrugne, je serai amenée aussi à prendre des responsabilités dans la politique culturelle de la ville. Je souhaite maintenir une dynamique citoyenne pour l’égalité et la lutte contre les discriminations comme nous l’avons vécu tout au long de ce mandat, et impulser cette même énergie dans la réalisation de nos ambitions en faveur d’une culture pour tous et toutes, à tous les âges de la vie, accessible et génératrice d’un épanouissement individuel et collectif.